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L'avancement des projets par pays

Info : Le "Comité Scientifique" du projet s'est réuni les 3 et 4 Mars 2011 à Paris pour formaliser le contenu de l'exposition finale des travaux des différents établissements ainsi que le contenu d'un livre qui en sera le catalogue d'exposition. Depuis cette date le comité de pilotage du projet mets en forme les panneaux de l'exposition qui devrait être inaugurée fin mai ou début juin dans un lieu prestigieux à Paris... puis diffusée dans tous les établissements participants.

Nous récupérons encore les derniers comptes-rendus des projets, mais ils ne pourront être publiés que sur ce site internet et ne pourront pas être cités dans l'exposition, ni dans le catalogue de celle-ci.

Retour page d'accueil Projets en Egypte Lycée français du Caire : classe de 6e3 2010/2011

Lycée français du Caire : classe de 6e3 2010/2011

 « Ces Égyptiennes qui écrivent pour la jeunesse »

Une classe de sixième a lu les oeuvres pour la jeunesse de quatre auteurs égyptiennes : Eglal Errera, Katia Sabet, Andrée Chédid, Ayyam Sureau. Par groupe, les élèves ont fait des recherches sur la biographie et la bibliographie des quatre auteurs. Ils ont lu leurs titres, ont résumé romans et nouvelles, imaginé l'interview de personnages, rédigé leur propre quatrième de couverture, choisi des extraits significatifs  afin de faire connaître la vision de l'enfance en Égypte de ces quatre femmes écrivains.
Trois élèves ont réalisé le portrait dessiné des auteurs et illustré leurs textes.
D'une part, ce projet fut l'occasion de faire découvrir aux élèves des auteurs francophones égyptiennes pour la jeunesse.
D'autre part, la littérature pour la jeunesse étant reléguée au second plan dans les nouveaux programmes du collège, nous avons profité de ce projet pour faire travailler la classe sur des textes dont la qualité n'a rien à envier à certains « classiques ».
Alors que chaque élève ne devait travailler que sur un seul texte, l'ensemble de la classe a demandé à lire d'autres titres de ces auteurs. Un des objectifs de notre démarche est justement de leur donner le goût de la lecture et d'ouvrir leur esprit sur le pays dans lequel ils vivent.

Lire Errera, Sabet, Chédid et Sureau a permis de découvrir de beaux personnages de grand-mères, de  mères et de  filles égyptiennes. Les jeunes lectrices de la classe ont été particulièrement sensibles à Rebecca, personnage principal des récits autobiographiques d' Eglal Errera.

 


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Eglal Errera

Eglal Errera est française mais née à Alexandrie en Egypte. Elle a publié plusieurs livres dont un recueil de poèmes, « Daoudi Daoudi » . Elle est aussi réalisatrice de films documentaires.
Elle a des diplômes de sociologie et de langues orientales.  Elle a aussi travaillé comme éditrice Elle a participé à l'écriture du « Guide de l’Égypte »  de Gallimard.

Eglal Errera a écrit des livres pour la jeunesse.

Des contes, publiés à l'École des Loisirs :
L'Odeur du poulet farci, contes arabes, 1998,
La Princesse invisible, illustrés par Philippe Dumas, 2000
et aux éditions Actes Sud junior  :
L'Ombre du palmier et autres histoires, illustrés par Sébastien Mourrain, 2001

Des romans : 
Les premiers jours, Actes sud junior, coll. Les premiers romans, 2002,
L'Été des becfigues, Actes sud junior, coll. Les premiers romans, 2003.
C'est la vie, mes chéris, Actes sud junior, coll. Les premiers romans, 2005
Les fleurs d'Alexandrie, Actes sud junior, coll. Les premiers romans, 2006

Eglal Errera a écrit quatre romans dont l'héroïne est Rebecca ( c'est-à-dire elle-même ?) : ces histoires se passent tantôt en Égypte tantôt en France. Un groupe d'élèves de 6e3 a lu trois de ces romans et bien senti l'importance de l'enfance, des amitiés nées pendant cette période de la vie, la souffrance due au deuil et à l'exil adoucie par la toute-puissance de l'amour qui lie les être par-delà l'espace et le temps.
« C'est la vie, mes chéris »
Sabrine, la maman de Nayra, l'amie de Rebecca, est morte d'un cancer. Toute la famille est très triste, surtout la maman de Rebecca qui aimait beaucoup son amie Sabrine. Rebecca est très effrayée par le mot « deuil » qu'elle trouve froid comme la pierre. Elle se demande comment Nayra va faire sans sa maman et lui propose de partager la sienne avec elle mais cela met Nayra en colère. Nayra a parfois l'air de retrouver sa gaieté et parfois retombe dans une grande tristesse. À l'école, ses notes sont moins bonnes parce qu'il n'y a plus sa maman pour la surveiller et la faire travailler. Un jour, elle se met en colère contre un professeur parce qu'elle est vexée de ne plus avoir les meilleures note de la classe. Pendant ce temps, Marina, une autre amie de Rebecca, est amoureuse de Maurice, un garçon aux cheveux blonds : elle le suit partout et dit qu'elle va lui parler mais elle ne le fait jamais. Un jour le papa de Nayra, Nessim, organise un goûter où il invite Rebecca, Marina mais aussi Maurice et son frère Pierre. Marina décide alors qu'elle est amoureuse de Pierre et plus de Maurice, ce qui fait rire Rebecca et Nayra. Un jour, Mariana et Rebecca ont le droit de lire le journal quotidien de Nayra et elles comprennent alors pourquoi elle est parfois en colère ou désagréable : c'est parce que sa maman lui manque. Alors lorsque Nayra va dans les bras de la maman de Rebecca un jour où elle est très triste, Rebecca, qui est un peu jalouse, ne lui en veut pas car elle la comprend.  

Extrait

"Cette année m'a fait grandir beaucoup.
Elle m'a donné des coups de pied au derrière
et dans le coeur, elle m'a fait pleurer plus que
les autres années, elle m'a fait rire aussi,
comme jamais. Parce que nous, les enfants,
nous rions pour sortir de nos peines, nous
rions pour avancer. Ça ne veut pas dire que
nous ne savons pas souffrir. Au contraire,
nous vivons très fort, la peine et la joie en
même temps. Nous mélangeons tout. Nous
sommes comme ça."
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« Les premiers jours »
Je m'appelle Rebecca  et j'ai onze ans. Je vis à Alexandrie mais  aujourd'hui, en rentrant  à la maison, j'apprends notre départ pour Paris demain matin. Cette décision a été prise à cause des problèmes israélo-arabes. Mes parents et moi sommes tristes. À l'aéroport, le douanier fouille mon père et découvre ma poupée Lola : nous n'avons pas le droit d'emporter des objets de valeur. Ce départ est tellement angoissant que nous n'avons retrouvé la paix qu'un fois dans l'avion. À Paris, nous résidons chez ma tante Véra. Papa et moi sortons dans les rues de Paris et descendons au  bord de la Seine dans la neige froide. Je me rends compte de la moquerie des gens à cause de notre accent différent. Mais aux Galeries Lafayette, lors de notre achat de nos vêtements d'hiver, je m'aperçois qu'il y a des gens accueillants et agréables à l'égard des réfugiés. C'est Noël. Ce soir tante Véra m'a promis un morceau de bûche. Je l'imagine remplie de bonnes choses, mais à ma surprise, ce n'est qu'un petit morceau. Je prétends être satisfaite de ce petit morceau de glace comme mes parents font en prétendant que tout va bien dans cette nouvelle vie. Demain sera un grand jour pour moi, c'est le premier jour d'école en France. Durant cette semaine, j'ai vu certains monuments de Paris et l'art des grands peintres. Ce qui n' a rien à voir avec l'histoire de l'Égypte et des pharaons.Papa et maman m’accompagnent au lycée. À la récréation, tous les enfants m'interrogent avec  des questions insensées. Au cours de gym, j'en profitais pour montrer ce que je vaux car je suis bonne en gym, mais voilà que le climat froid auquel je ne suis pas habituée va m'empêcher d'atteindre le but que je me suis fixé. Après ce premier jour, arrivée à la maison, je me vante de mes exploits en classe et me moque de la façon dont parlent les professeurs. En prenant le thé avec Tante Véra,  maman me tend une lettre de Marina ma meilleure confidente. Elle a bien reçu les affaires que j'ai dû abandonnées. Bien que je fus heureuse d'avoir de ses nouvelles, le soir je fis un cauchemar et me mis à pleurer. En Histoire, j'impressionne mes camarades en leur présentant l'histoire des pharaons et en leur écrivant un mot en arabe dans leur cahier. Mais voilà qu'en français, une peur m'envahit car j'ai l’habitude d'être première. Bien que les élèves se moquent de mon français lorsque M. Bissérier lit ma rédaction, celui-ci est très satisfait de mon travail.

Interview imaginaire de Rebecca

1/ Comment t'appelles-tu ?
Je m'appelle Rebecca Guerrero
2/ Quel âge as-tu ?
J'ai onze ans
3/ Où es-tu née ?
Je suis née à Alexandrie en Égypte
4/ Pourquoi ne voulais-tu pas quitter Alexandrie ?
parce que j'ai connu beaucoup de gens sympathiques, j'aimais l'ambiance d'Alexandrie, les parfums des fleurs, le jasmin … j'aimais le soleil … je ne voulais pas quitter ma maison ni  oublier mes souvenirs d'enfance.
5/ Comment as-tu connu Marina ?
un jour, pendant le cours de français, notre professeur nous a répartis en groupes. Lors de la préparation de notre exposé, je m'aperçus que Marina avait du mal à rédiger. Je décidai de lui proposer de venir chez moi. Après une longue discussion et des confidences, nous sommes de venues de grandes amies.
6/ Qui est Hamed ?
Hamed est le gardien  de notre maison d'Alexandrie : il est marié, il a deux filles et un garçon.
7/ Comment as-tu connu le vieux Hamed ?
C'est aussi un ami de mon père, il m'arrivait parfois de m'occuper de ses petites filles.
8/ Comment as-tu connu le marchand de cacahuètes ?
Une fois, je jouais avec Marina à la course tandis que mes parents faisaient des achats , et j'ai eu un petit creux. Le marchand de cacahuètes s'est avancé vers nous et nous a demandé ce que nous faisions  et pourquoi nous étions seules. Je lui répondis que mes parents faisaient des courses. Il sortit une cacahuète et me fit goûter, ce fut délicieux, il m'en donna ensuite deux sachets, un pour moi, un pour Marina. Lorsque mes parents revinrent nous récupérer, je leur ai présenté le marchand …
9/ Qu'est-ce qui t'a permis d'être bonne en rédaction ?
j'ai commencé à lire des histoires puis des romans.
10/ T'es-tu habituée à vivre en France ?
Oui, ce qui ne m'empêche pas de me rappeler les bons moments vécus à Alexandrie. J'essaie de me faire de nouvelles amies …
11/ Qu'aimes-tu faire pendant ton temps libre ?
j'aime rigoler, écrire, manger (je suis très gourmande), chanter et danser.
12/ T'es-tu fait de nouveaux amis dans ta nouvelle école ?
Oui, beaucoup même, par exemple Nada …
13/ Quelle école préfères-tu ? Celle d'Égypte ou celle de France ?
je préfère … je ne sais pas ... à vrai dire, je n'y ai jamais pensé, mais je crois que les deux me plaisent.

Extraits

« Nous quittons l'Égypte, nous partons pour toujours. « Une vie qui finit, une autre qui démarre », dit mon père, le visage rieur mais avec des yeux tristes. Je l'aime quand il est comme ça, papa, courageux et fragile ; j'ai envie de le prendre dans les bras comme si c'était moi le parent et lui l'enfant. C'est la pleine nuit. On entend à peine quelques bruits de voitures, Rex le chien du vieux Hamed, qui se prend pour un chat, aboie après les souris nichées dans les murs du garage, et cet homme qui chante sur sa bicyclette, « ya leil, ya leil ,ô nuit, ô nuit ».
« J 'ai prévenu les parents : je ne pourrai pas être première partout, même pour les consoler de leur tristesse d'aujourd'hui. Je ne ferai pas de miracles en mathématiques et en géographie parce que papa n'a plus de travail et maman personne pour lui faire le ménage, ni parce que nous vivons à trois dans une chambre qui n'est pas à nous. De toute façon, ça ne leur rendra pas ce qui est perdu. »


« Les Fleurs d'Alexandrie »

Cela fait trois ans et cinq mois que la famille Guerrero est à Paris . Rebecca va partir seule à Alexandrie. Elle est heureuse. Elle a grandi mais elle n'aime pas son corps. Elle est très maigre. Marina lui manque. Elle pense en secret à Paul, un garçon de Paris, elle l'aime beaucoup. Rebecca part en Égypte. La veille de son départ, Zoé reste dormir chez elle. Rebecca pense à ses meilleurs amies d'Égypte, Marina et Nayra. Elle pense aussi à son amoureux d'enfance, Dahoud. Elle a acheté un cadeau à chacun de ses amis. Elle est prête pour s'envoler vers son pays d'enfance. Elle passe les dernières heures avec son amie de France Zoé. Elle repense aux premiers jours à Paris. Elle est énervée, stressée. Elle embrasse sa famille et ses proches, et elle s'en va. Elle emporte un fromage que tante Véra envoie à Clémentine. La jeune fille arrive à l'aéroport du Caire, plein de monde, elle  a peur, elle est seule comme les touristes. Elle part à Alexandrie avec Clémentine, l'amie de sa mère. Rebecca va acheter des fleurs, des tubéreuses et  retrouve sa maison d'Égypte. Elle téléphone à Marina qui ne la reconnaît pas ni ne s'intéresse à elle. Rebecca va se promener sous la lune brillante et regarde la mer douce. Elle va voir Hamed qui a bien vieilli et qui ne la reconnaît pas non plus. Elle s'endort sous les fleurs du jasmin d'Inde données par Hamed.Elle retrouve Marina et sa nouvelle amie Nawal. Rebecca offre ses cadeaux à Marina qui, avec Nawal, se moque de leurs souvenirs d'enfance et les assombrit. Rebecca va bientôt repartir. Elle part à la recherche de Dahoud mais ne trouve que son frère à qui elle confie un paquet pour son ancien amoureux. Elle passe une dernière fois à son ancienne maison et demande à Marina de l'accompagner. Elles partagent à nouveau leurs souvenirs d'enfance. Enfin, Rebecca arrive à Paris et retrouve ses parents, Zoé, Paul son amoureux qui l'attendent.

Interview imaginaire de Rebecca

1/ Que ressentais-tu  en quittant l'Égypte ?
J'étais triste. Je voulais rester en Égypte avec mes amies Nayra et Clémentine, avec Hamed et mon amoureux Dahoud. J'aimais bien regarder l'eau brillante de la mer, sentir le parfum des fleurs et me régaler de bons plats égyptiens.
2/ En arrivant en France, que pensais-tu des gens ?
J'ai été bien accueillie à l'aéroport. Je me souviens que tout le monde était pressé. J'entendais une langue étrange, pas comme le français que je parlais parfois en Égypte.
3/ Pourquoi aimais-tu tant Dahoud ?
Dahoud est unique. Je me rappelle, il y a quelques années, on était ensemble, quand je le regardais, je voyais un vrai Égyptien. Il s'occupait de moi comme il s'occupait de lui. Ensemble, on était un, « un coeur, une âme, une vie ».
4/ Comment as-tu régis quand Nayra n'a pas voulu te parler ?
J'étais énervée et en même temps je me sentais triste. Je ne voulais pas perdre une amie si chère pour moi. Alors j'essayais de lui pardonner même si ce n'était pas de ma faute.
5/ Que pensais-tu lors de ta visite en Égypte ?
Je croyais que rien n'avait changé mais au contraire tout était différent. Nayra n'était plus mon amie, vu son âge, Hamed ne pouvait plus marcher et les lumières d'Alexandrie étaient éteintes.
Extrait
« Cela fait six jours que je suis là. La nuit est belle et la glace au lait d'amandes que je déguste avec Nayra et Clémentine est un miracle de bonté. Et, comme par hasard, Clémentine nous parle de l'amour qui est, comme elle dit, sa raison d'être née. Qu'il soit heureux ou triste, qu'il dure toujours ou rien qu'un temps, elle dit des mots justes et si émouvants que, lentement, le désir de partir à la recherche de Dahoud me prend et ne me lâche plus. »

Haya, Livia, Nourine, Malak, Amira, Ambrine
Dessins de Malak et de Skander

 

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Andrée Chédid

Andrée Chédid est née au Caire le 20 mars 1920. Elle y passa toute son enfance. Elle est de nationalité française. Elle fait ses études dans les écoles françaises, puis elle intègre l'Université américaine du Caire. Elle parle anglais, français et arabe. Elle a été élevée dans des pensionnats au Caire et à Paris. Elle a une mère libanaise et un père syrien. En 1942, elle part vivre au Liban avec son mari. C'est en 1946 qu'elle s'installe définitivement à Paris, où elle commence à publier ses recueils de poésie. Elle a commencé à écrire en anglais et maintenant elle écrit en français. Sa langue maternelle est le français.

Bibliographie jeunesse

L'Autre, Castor Poche, 1981
Derrière les visages,  Castor Poche, 1984
Le Sixième jour, Castor Poche, 1985
Le Survivant, Castor Poche, 1987
Les Manèges de la vie,  Castor Poche, 1989
Les Marches de sable,  Castor Poche, 1991
A la Mort, à la vie, Flammarion, 1992
La Femme en rouge et autre nouvelles, J'ai Lu,1994
Les Métamorphoses de Batine,  Castor Poche, 1994


Andrée Chédid a écrit quelques albums pour la jeunesse et certaines de ses nouvelles, sélectionnées par ses éditeurs,  ont été rééditées chez Castor Poche. Certains élèves de 6e3 ont lu cinq recueils de nouvelles et découvert des personnages d'enfants égyptiens et libanais.

L'écharpe
C'est l'histoire d'une vieille dame qui reçoit des lettres de son fils. Elle ne l'a pas revu depuis quatre ans. Il lui écrit qu'il va venir pour les fêtes de fin d'année. Alors, elle se prépare pour l'arrivée de son fils. Au bout de longues heures d'attente, il n'arrive toujours pas. Mais elle mange et elle fait la fête comme s'il était là pour que les voisins ne pensent pas que son fils est mauvais. Elle met une écharpe qu'elle a tricoté elle-même en disant que c'est un cadeau de son fils.

La mort du porte-faix

C'est l'histoire d'Abdou, chauffeur de banquier. Il vit dans un des quartiers les plus pauvres du Caire. Un jour, il apprend que Saïd le porte-faix est mort et qu'il n'a pas laissé d'argent pour son enterrement : c'était le plus pauvre du quartier. Alors Abdou décide de travailler pour payer l'enterrement. Il travaille mais gagne très peu d'argent. Lorsqu'un jour il revient dans le quartier, il voit Saïd vivant. Alors Abdou redonne l'argent au marchand chez qui il  a travaillé. Ensuite, il revient chez chez lui et voit Saïd mort. Alors Abdou fond en larmes.

Un jour l'ami
C'est l'histoire d'un fleuriste nommé Hassan qui a un ami qui est parti d'Egypte. Un jour, en sortant de sa boutique, Hasssan aperçoit son ami marchant sur le trottoir. Alors le fleuriste se met à courir pour le rattraper mais il entre dans un hôtel. Hassan attend jusqu'au soir devant la porte. Le soir venu, Hassan s'endort. Alors son ami sort, découvre Hassan et attend son réveil.

Le grand boulevard
C'est l'histoire d'Oum Khamil, une vieille femme. Son quartier doit être détruit pour construire un grand boulevard. Lorsqu'il ne reste plus que sa maison, son petit-fils Saïd lui dit de laisser cet immeuble pour partir vers une autre maison. Mais Oum Khalil refuse. Le lendemain, Saïd vient voir Oum Khalil et il découvre qu'elle est morte.

Un dîner de famille

C'est l'histoire d'un libraire qui est obligé de changer de travail à cause d'une maladie. Un jour son fils l'invite à manger avec lui pour lui présenter sa belle-famille. Alors il se dit qu'il devrait changer de coiffure. Il part chez un coiffeur et il sympathise avec lui. En sortant, il voit son fils qui lui dit qu'il a une tête de bagnard et qu'il ne peut plus le présenter à sa belle famille. Le coiffeur lui amène une valise qu'il avait oublié et il l'invite à manger avec lui.

La longue patience

C'est l'histoire d'Amina et Zekr deux pauvre paysans. Ils ont neuf enfants et ont beaucoup de mal à les nourrir. Un jour, un vieil homme qui se nomme Hadj Osman leur rend visite et demande de la nourriture et de l'eau à Amina qui lui en apporte. Pour la remercier, il lui donne une bénédiction et prie pour que Dieu lui accorde sept autres enfants. Amina est désemparée car et elle le supplie de retirer sa bénédiction mais il refuse. Alors elle demande de l'aide à son mari pour essayer de le convaincre. Petit à petit d'autre hommes s'en mêlent et la dispute devient générale.

La chèvre du Liban

c'est l'histoire d'Antoum, un berger, qui un jour entend crier : « As-tu vu ma chèvre ? ». Antoum rentre chez lui mais il se dit que le propriétaire de cette chèvre doit se faire du soucis. Alors antoum sort de chez lui et monte en haut du pic où il a entendu cette voix. Il part à la recherche de cette chèvre et va de village en village pendant des jours et des jours jusqu'à ce qu'une femme lui dise qu'il n'a pas perdu sa chèvre mais qu'il l'a vendue.

L'ancêtre sur son âne

A cause de la famine, Assad a abandonné son pays d'origine, le Liban, pour s'installer en Egypte. Il devient vendeur de bouchons et réussit à faire fortune après avoir fait un placement chez un  de ses coreligionnaire. Il épouse Asma qui lui donne huit enfants. Malgré sa richesse, il n'a jamais abandonné son âne Saf-Saf qu'il avait acheté lorsqu'il était pauvre ; il est toujours resté son fidèle compagnon et son confident. Malgré sa richesse, il ne trouve de plaisir que pendant les moments passés à la campagne, sur ses terres,  avec des paysans. Asma et sa famille trouvent cela ridicule. Les enfants d'Assad ne s'intéressent plus à l'âne Saf-Saf et ils se laissent séduire par les biens matériels. Ils ne veulent pas faire partie du passé de leur père.
Après un siècle, les descendants d'Assad ont transformé son histoire : ils n'était plus vendeur de bouchons mais gouverneur et son âne Saf-Saf s'est transformé en un cheval nommé Seif El Nour.

La métamorphose de Batine

Cette histoire parle d'un vieillard appelé Batine qui ne veut plus rien faire sauf peindre. Un jour alors qu'il se repose, tous ses amis viennent lui annoncer une bonne nouvelle : un visiteur doit venir pour faire de lui un artiste célèbre. Batine refuse de changer ses habitudes pour accueillir le visiteur mais ses amis l'y obligent : on nettoie sa maison , on le lave, on lui coupe les ongles et la barbe, on change ses vêtements. Mais lorsque le visiteur arrive, on comprend qu'il ne s'intéresse qu'à la maison de Batine.

Vincent, Yanna, Jannah, Baptiste, Pierre, Iosifina, Noé

 


Illustrations de Skanderalt

 

Ayyam Sureau

Ayyam Sureau est  née en 1965 à New York. Elle a appris la philosophie et elle vit à Paris. Elle est aussi conteuse et écrivain. Elle connait l'arabe et le français. C'est sa grand-mère qui lui a appris l'arabe et les contes, comme elle l’explique elle-même :
« À l'âge de huit ans, je ne parlais pas l'arabe. Mon père décida que ma grand-mère habiterait avec nous quelques temps pour me l'enseigner, ainsi qu'à ma soeur et à mon frère, plus jeunes que moi. Téta Amalia quitta donc Alexandrie qu'elle aimait tant et s'installa chez nous, au Caire. À son arrivée, nous ne pouvions rien nous dire, nous ne parlions pas la même langue. Elle nous embrassait tout le temps, en nous chuchotant des choses à l'oreille … Pour nous apprendre l'arabe, elle avait trouvé : chaque soir, avant de nous coucher, elle nous raconterait une histoire, parmi les centaines qu'elle connaissait. Elles commençaient toutes par Kan yama kan … Ce sont mes premiers mots d'arabe. »

(Introduction aux « Contes du Caire », L'école des loisirs, 2001)

Bibliographie :
- aux éditions L'école des loisirs :
Le chant du moineau, collection mouche (2001),
Contes de la Nubie, collection neuf (2001),
Contes du Caire, collection neuf (2001),
L'Homme Assis, collection mouche (2004).

Ayyam Sureau est une conteuse et un écrivain bien connue au Lycée français du Caire où elle vient régulièrement rencontrer les élèves. Les collégiens de 6e 3 ont lu deux de ses recueils de contes : les contes du Caire et les contes de Nubie

Contes du Caire

Ce que j'ai de plus précieux

Tous veillaient jour et nuit à ce que le pacha soit content. Mais il ne l'était jamais. Le maître du palais, riche voisin de Saïd le pauvre, est jaloux de lui et demande au pacha de le chasser. Mais quand le maître du palais  a su que Saïd a échangé son bol en  bois contre des bijoux précieux  après avoir échappé à un naufrage et à des bandits sur une île, il a voulu faire la même chose. Lui, l'envieux, revint les poches vides mais avec le pauvre bol de bois de Saïd !

La princesse muette

Un jeune homme, Hassan, un enfant gâté, quitte la maison car son père est ruiné. Sa mère lui donne un collier à vendre. Il échange le beau collier contre une boîte en cuivre où se cache un minuscule bonhomme qui veut exaucer tous ses voeux. Il se rend dans un autre pays et arrive au palais d'un roi dont la fille ne parle pas. Ceux qui essaient de la faire parler ont la tête coupée s'ils n'y arrivent pas. Hassan entre au palais et demande à épouser la fille du roi. Avec l'aide de son petit génie qui se cache sous le candélabre, Hassan raconte une histoire à la princesse et réussit à la faire parler. Grande joie dans le palais !

Goha et les Sages

Goha a été choisi pour défier trois grands savants invincibles dans leurs connaissances. Le premier sage lui demande où se trouve le centre de la terre, le deuxième , combien il y a d'étoiles dans le ciel , le troisième qui de la poule ou de l'oeuf a été créé le premier. Goha a finalement gagné  en répondant avec sa malice, son sens de l'humour et en se faisant passer pour « Monsieur qui sait tout » !

Les trois oeufs

Il était une fois un sultan, Sélim,  qui mourut en laissant son fils gouverner seul. Craignant que les gens n'en veuillent qu'à son argent, la mère du fils du sultan lui a donné des conseils pour qu'il reconnaisse ses vrais amis. Pour cela, il doit inviter ceux qui se présentent à un repas de trois oeufs. Il s'est avéré que le simple bûcheron est un véritable ami pour le fils du sultan puisqu'il a été le seul à partager les trois oeufs proposés par le fils du sultan et à lui montrer sa fidélité.

Les olives d'Ali Sondos

Ali Sondos part pour le Pèlerinage et cache son or dans une jarre remplie d'olives et très bien fermée. Il la confie à son ami Radwan bien connu pour son honnêteté. Sept ans après, Ali rentre de voyage, et réclame sa jarre qu'il trouve vide d'or mais avec des olives. Radwan, qui a pris l'or et l'a remplacé par d'autres olives nie tout. Mais grâce à l'esprit vif d'un enfant qui a découvert Radwan et grâce à celle de marchands qui ont révélé que les olives avaient été placées récemment dans la jarre, Radwan est déclaré coupable et emprisonné alors qu'Ali Sondos retrouve son or et en est très heureux.

L'ami fidèle

Un roi rencontre un homme qui cherche un ami fidèle dans l'eau car il a cherché partout ailleurs. Le roi lui propose d'être son ami fidèle. L'ami du roi vit avec lui au palais et lui sauve la vie plusieurs fois avec sagesse et dévouement. L'amitié du roi pour lui grandit. Un jour, à la chasse, ils s'éloignent trop de leur pays et se réfugient dans un palais inconnu. C'est le palais de l'ami qui est aussi un roi. Celui-ci doit un jour aller dans son royaume pour régler un problème. Le premier roi resté au palais touche sans le vouloir la cheville de la reine qui disparait et il se retrouve au bord de l'eau, là où il avait rencontré son ami. Et depuis, c'est lui qui cherche un ami fidèle.

Les dix frères

Il était une fois dix frères dont neuf étaient jaloux du cadet Hassan car il était le préféré du père.  Ses cheveux étaient d'or et d'argent. Un jour, les dix frères partirent pour se marier avec dix soeurs. Hassan, séparé de ses frères pendant le voyage, rencontre 40 voleurs qui l'aident à entrer dans le palais de l'empereur de Chine qui a dix filles. Caché par un turban qui rend invisible, il tue les 40 voleurs et met une bague au doigt de la plus jeune fille dont il est amoureux. Puis il rejoint ses frères. Pendant ce temps, l'empereur trouve les voleurs morts mais ne comprend pas pourquoi rien n'a été volé. Hassan vient lui expliquer ce qu'il a fait et l'empereur  accepte que les dix garçons épousent ses dix filles. Mais Hassan veut se marier dans le royaume de son père. Ses frères sont jaloux car ils croient que c'est Hassan qui succèdera à leur père. Ils décident de le laisser au fond d'un puits. Mais Hassan est sauvé par des bédouins et grâce à son nouveau métier de joaillier et à sa fiancée qui ne croyait pas à sa mort, il retrouve son père.

Extrait
« Voilà, mon histoire est finie. Est-elle belle ou bizarre ? Si vous l'avez trouvée belle, vous me devez une chanson. Si vous l'avez trouvée bizarre, vous me devez une histoire » (Ce que j'ai de plus précieux).

Contes de Nubie


Fana la discrète

C'est l'histoire d'une fille gaie et généreuse, appelée Fana, dont la mère meurt un jour. Le père décide de se remarier mais la belle-mère est méchante. Elle accusa fana d'être désobéissante et paresseuse. Elle demanda au père de se débarrasser d'elle. Il l'emmena donc dans le désert et l'y laissa. Là-bas, avec un zir qu'elle a rempli d'eau, Fana offre de l'eau aux voyageurs qui ne la voient pas car elle est cachée dans un palmier. Mais un jour, un prince vit son reflet dans l'eau  et la trouva très belle. Il l'appela mais elle ne répondit pas. Et le pauvre prince en tomba malade et n'arrêta pas de penser à elle. Il retrouva Fana et put l'épouser. Lorsque son père sut que la belle-mère avait menti, il la laissa dans le désert où elle est encore.

Un oeuf très précieux

Un jour, en nettoyant son jardin, une femme découvrit un oeuf. Elle fut surprise et accepta de le donner à son fils à condition qu'il remplisse leurs zirs d'eau.  Sur son chemin, il accepta d'échanger l'oeuf contre une aiguille, puis il échangea l'aiguille contre un grand plateau à pain, puis le plateau à pain contre un ballot de blé, puis le ballot de blé contre du lait puis le lait contre un chameau. Et voilà comment un petit garçon quitta sa maison avec un oeuf et retourna chez lui avec un chameau.

La vengeance de Koya le chauve

N'ayant que 7 filles, un homme dévoré de jalousie décide de tuer ses 7 neveux. En prétendant auprès de sa belle-soeur qu'il a besoin d'un de ses garçons pour l'aider, il le tue et vient réclamer le suivant. Mais lorsqu'il vient chercher le septième, Koya le chauve, la belle-soeur hésite. Mais son fils insiste pour suivre son oncle qui lui fait endurer les mêmes épreuves qu'à ses frères : le faire mourir de faim et de corvées. Mais le jeune homme a décidé de venger ses frères et de donner une leçon à son oncle. Au début, il fait de son oncle un idiot quand il le convainc qu'il peut changer ses excréments en or puis il empoisonne ses cousines et enfin enferme son oncle dans un sac, le jette à la mer après lui avoir laisser croire qu'il y a un trésor au fond. Ainsi accomplit-il sa vengeance.

Le souriceau, fils du cheikh

Il était une fois un souriceau très courageux et très sage. Grâce à lui, les villageois ont été débarrassés pour de bon de bandits qui leur coupaient la route. Ainsi pour se venger, ces bandits ont essayé de cambrioler le père du souriceau, mais ce dernier les surprit en leur brûlant la nuque avant qu'il ne s'enfuient. Alors, ils accusèrent le souriceau de leur avoir volé de l'argent. Mais ce dernier dit au juge que ces gens portaient des marques à la nuque prouvant qu'ils étaient les esclaves de son père. Ainsi, le souriceau et sa famille devinrent riches et comblés.

La septième fille

Bekhta est la cadette de sept filles et la cousine de sept garçons. Quand sa famille devint pauvre, elle demanda l'autorisation à son père de partir et de ne revenir que fortune faite. Elle se déguisa en marchand, rencontra un beau prince et en tomba amoureuse en cachette. Le prince, sensible à son charme, se doutait pourtant qu'elle était une femme. Il décida de lui faire passer des épreuves  pour confirmer ses doutes. Mais elle réussit à passer toutes ces épreuves, ce qui confirma au prince que c'était un homme. Lorsque le temps vint, elle quitta son pays en laissant une lettre au prince lui révélant la vérité. Le prince tomba malade. Revenue chez elle, Bekhta confia à son père toute son histoire. Ainsi tout le village connut son histoire et les rumeurs arrivèrent aux oreilles du prince qui décida d'aller retrouver Bekhta et de l'épouser.

Extraits

Un oeuf très précieux

« Un jour qu'elle balayait sa maison, une paysanne trouva dissimulé dans un coin sombre à l'abri des regards, un oeuf. Elle le ramassa et le fit rouler délicatement entre ses doigts. C'était un oeuf de poule, tout lisse et tout blanc ... »

Le souriceau fils du cheikh

« La femme du cheikh Saleh ne dormait jamais. Et la nuit, elle priait Dieu de lui donner un enfant : « O Dieu tout-puissant, laissez-moi avoir un fils, un seul fils. Un beau garçon qui sera la fierté de son père. » Après de longues années, sa prière n'ayant pas été exaucée, elle décida de demander une fille : « O mon Dieu, donnez-moi une fille, un seule fille, même laide » Elle était désespérée , mais Dieu ne répondait toujours pas à ses prières. Alors elle finit par le prier de lui donner ce qu'il voudrait bien lui donner : « Mon dieu, se lamenta-elle une fois de plus, donnez-moi n'importe quoi pourvu que ce soit un enfant. Donnez-moi une souris et je serai heureuse. » Cette fois cependant, Dieu écoutait. La même année, elle donna naissance à un souriceau. Naturellement, au début, Salma fut inconsolable. Son mari lui répétait que c'était sa faute puisqu’elle avait demandé à Dieu une souris ... »

Seif, Omar, Esdras, Baptiste, Samiha, Lojaïna, Karim Abdel Kamel, Ambrine, Salma
Illustrations de Malak et Skander

 

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Katia Sabet


Katia Sabet est née au Caire. Elle est égyptienne. Elle a été professeur de littérature italienne à l'université et aussi journaliste.

Bibliographie

Une Espionne chez Pharaon, Gallimard jeunesse, 2010
Marwan de la Mer Rouge, Gallimard jeunesse, 2008
Sadi et le général, Gallimard jeunesse, 2005
Le Sorcier de Louxor, Gallimard jeunesse, 2005
Le Rubis d'Anubis, Gallimard jeunesse, 2004
Les Papyrus maudits, Gallimard jeunesse, 2003
Le Trésor d'Hor Hotep, Gallimard jeunesse, 2001

Katia Sabet est aussi une habituée du Lycée français du Caire où elle rencontre les élèves régulièrement. Certains élèves de 6e3 ont lu 6 romans sur 7.

Une espionne chez Pharaon

Merit et Arita se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Ça tombe bien car lorsque la frivole Arita est demandée pour devenir la suivante de la reine, son père envoie Merit à sa place : elle est plus sage et plus responsable. Avant de l'envoyer au palais, son père lui confie un secret : Apopis n'est pas leur pharaon ; le vrai pharaon d'Égypte vit dans le sud, dans la ville d'Ouaset. A l'arrivée de Merit au palais, Apopis prépare une guerre contre l'Égypte du sud. Un jeune soldat du sud qui espionne le roi, Ahmès, promet à Merit de l'épouser. Pour l'aider, Merit fait semblant d'être possédée par les dieux et elle devient prêtresse après avoir passé des épreuves. Grâce à ses fausses prédictions, elle parvient à faire retarder la guerre. Kanefer, le sujet le plus fidèle du faux pharaon, est mécontent et il tente de l'étrangler mais il est découvert et décapité.
Lors du départ pour la guerre, Merit rappelle au Pharaon que la présence d'une femme sur un bateau porte malheur, donc elle rentre chez elle. Lorsque le père de Merit s'aperçoit que le gouverneur tue beaucoup de personnes innocentes, il part pour lui en parler mais il est emprisonné. Pour le sauver de la mort, Merit doit redevenir prêtresse. Mais on l'a enfermée dès qu'Ahmès, qui est devenu un officier, s'est rendu au temple.
Merit et son nouveau compagnon, Taha, ont assisté secrètement à l'arrivée du vrai roi, vainqueur, qui offre des cadeaux à ceux qui l'ont aidé. Le cadeau réclamé par Ahmès est la liberté pour Merit et sa famille. Ahmès demande ensuite la main de Merit à son père mais Merit pose une condition : il doit la reconnaître de sa sœur. Mais Ahmès se trompe et il épouse Arita. Merit passe le reste de ses jours avec Taha.

Choix d'un extrait

« Je m'appelle Merit, mes cheveux sont clairs et longs jusqu'à ma taille, ma peau est blanche. J'ai déjà treize ans, mais ni ma soeur jumelle ni moi n'avons encore de fiancé. Ma mère s'en inquiète un peu, mais je ne suis pas pressée de me marier : j'aime le soleil, le vent et le Nil Hapi, que je vois de mon jardin, au-delà du rideau d'acacias. Et j'aime chanter, comme la déesse dont je porte le nom. »

Le rubis d'Anubis

Rami et Hammouda passent leurs vacances avec le célèbre archéologue Alain Dupré dans le domaine des Djinns. Dupré fait une découverte archéologique importante et des phénomènes étranges commencent à se produire dans le domaine. Il appelle son ami M. Bourrichon pour l'aider à résoudre les phénomènes inexplicables. M. Bourrichon amène avec lui sa fille Eulalie. Tous les deux sont des spécialistes de l'occultisme et ils découvrent qu'Hammouda est un médium très fort et qu'il est à l'origine des phénomènes étranges. Ils découvrent un souterrain qui passe sous le domaine des Djinns. Dupré découvre aussi une chapelle dédiée au culte d'Hàder. Pendant ce temps, leur terrible ennemi, Monsieur Hache, utilise un talisman, le rubis d'Anubis, pour contrôler Korched Pacha. Il se cache chez lui accompagné de ses deux assistants, Ghelda et Walid. Monsieur Hache a d'abord pris l'apparence d'un moine, le père Célestin, qu'il a assassiné. Il vole à Dupré et Bourrichon un vieux grimoire qui est une sorte de mode d'emploi du talisman. Après quelques événements, Monsieur Hache change de cachette et va sur l'île des serpents. Il change aussi d'apparence et devient le colonel Ohara. Deux goules font leur apparition ; elles arrivent à convaincre Ghelda de tuer Walid et Monsieur Hache. Rami et Hamouda arrivent à temps pour sauver Monsieur Hache, ils l'amènent à l'hôpital. Monsieur Hache, reconnaissant, aide Rami et Hammouda à lutter contre les goules et Ghelda qui sont dévoués au culte d'Hàder qui réclame des sacrifices humains.  Les goules aidées de Ghelda ont kidnappé beaucoup d'enfants pour les offrir à Hàder. Ils ont aussi enlevé Mlle Bourrichon, Nefissa, la fiancée de Rami et Oum Hammouda mais ils ignorent que Mlle Bourrichon est un médium très fort et Oum Hammouda une Sheikha. La pleine lune arrive et c'est le moment des sacrifices pour le culte d'Hàder. Tout le monde est dans une course contre la montre. Alain Dupré et M. Bourrichon, accompagnés de la police,  creusent du côté du naos découvert par l'archéologue. Rami et Hammouda suivent leur chien Ringo dans le souterrain du domaine des Djinns. Ils sont les premiers à arriver et ils voient Oum Hammouda avec ses amulettes, Mlle Bourrichon et Néfissa combattre Ghelda et les goules. Ils voient aussi tous les enfants qui vont être sacrifiés. A ce moment tout se passe très vite : Hammouda frappe Ghelda et les goules disparaissent. Alain Dupré, M. Bourrichon et la police arrivent à pénétrer dans le temple. Tout le monde se sauve très vite car la crue du Nil commence et l'eau pénètre dans le temple. Personne ne remarque que Monsieur Hache est caché dans l'ombre et qu'il arrive à récupérer le talisman et le grimoire...

Choix d'un extrait

« Les activités de l'archéologue avaient repris depuis le mois de février. Accompagné par le chien loup Ringo qui ne le quittait jamais, le directeur enfourchait chaque matin son cheval et se rendait sur le chantier de fouilles qu'il venait d'ouvrir à trois kilomètres du palais. L'endroit lui avait été signalé par deux paysans qui l'avaient conduit sur place et lui avaient montré des pierres éparses et des monticules qui laissaient soupçonner des vestiges enfouis. Depuis lors, son chef de chantier, le rayes Atris, et ses ouvriers avaient déblayé une surface de deux cents mètres carrés et avaient mis au jour le sommet d'un mur enseveli sous le sable et le limon; c'était une découverte extraordinaire car les vestiges d'époque pharaonique sont rares dans la plaine du Nil. »

Marouan de la mer rouge
Marouan : portrait

Marouan est pauvre et orphelin. Il est très intelligent et très courageux. Il a les cheveux courts et bruns. Il habite une petite ville en Egypte que l'on nomme Kosseir.

Quatrième de couverture

Jeune enfant de la ville de Kosseir, Marouan perd ses parents très jeune. Un cruel marchand le prend comme employé et le maltraite. Mais un jour, un touriste français, M. de Belfond, arrive et demande à Marouan et à son ami Chamata s'ils veulent l'aider à retrouver son fils disparu il y a dix ans. Marouan va devoir affronter plusieurs adversaires : les Ambaquas, les génies de la montagne, princesse-sorcière, etc. Va-t-il réussir à les vaincre et à retrouver le fils de son maître ?

Résumé

Marouan vit avec son père le vieux pêcheur « Douma » et sa mère à Kosseir. Très tôt, le petit Marouan a appris à nager et à pêcher en apnée. Sentant que sa mort approche, Douma a donné à Marouan un coffret contenant un petit Coran, un chapelet et une amulette cousue dans petit sachet de soir rouge. Après la mort de ses parents, le petit Marouan va chez Ikram, le marchand le plus riche de la ville. Son travail est très dur. Un jour en frottant les escaliers jusqu'au harem, il entend la voix d'une femme, Yara, qui parle avec une mystérieuse prisonnière. Après beaucoup d'événements, on apprend que cette dernière est la nièce du marchand Ikram. M.Belfond arrive pour rechercher son fils Yves disparu il y a dix ans. Il remarque dans la « wekala » d'Ikram, une table pliante, pièce unique qui ressemble à celle que possédait son fils. Il engage Marouan et son ami Chamata de l'aider dans la recherche de son fils. A Louxor, il rencontre la Cheikha Ratiba, une vieille magicienne qui lui dit que « son fils est auprès de l'Esprit ». Elle lui conseille de prendre Marouan et son ami Chamata avec lui et surtout de ne pas se séparer de l'amulette. La caravane passe par un endroit maudit « La Tour d'or » où ils ont  rencontré la princesse Soha. Elle aussi cherche Yves car il a « Le Livre des Formules », un livre qui contient toutes les formules magiques qui peuvent empêcher qu'une faille engloutisse les côtes de la mer rouge et ses montagnes. Les deux garçons traversent plusieurs aventures, sur la mer et dans le désert. Ils retrouvent enfin Yves dans un couvent. Ensuite, ils libèrent Angèle, la nièce d'Ikram, la femme d'Yves Belfont. Ce dernier reconnaît le contenu du coffret de Marwan : l'amulette qui était cousue dans la robe de mariée d'Angèle, le Coran que le vieux portier avait donné à Angèle et le chapelet qui portait le nom d'Angèle gravé dans une fissure de la croix. Yves et Angèle comprennent que Marwan est leur fils et qu'Ikram a menti en disant à Angèle qu'il était mort. Ikram finit par perdre sa maison, toute sa fortune et devient fou. Grâce au « Livre des formules » les puissances de la Mer rouge s'enroulent sur elles-mêmes. M. Belfond, Yves, Angèle et les deux garçons partent pour la France accompagnés de Marouan et des deux jeunes garçons.

Sadi et le général
Sadi : portrait

Sadi est un petit garçon de quatre ans lorsque le livre commence. Il a la peau basanée et porte le calot brun des paysans du Delta. Il a les cheveux noirs et les yeux couleur de miel. C'est un enfant qui, en grandissant, apprend à être honnête et apprend l'amour du travail bien fait. Il est charitable envers les plus démunis. Il sait économiser l'argent et ne rapporte pas les méfaits des enfants du maallem. Il est très intelligent et apprend le français rien qu'en entendant les cours que donnent les Jésuites en face de l'atelier du matelassier. Il est très courageux et n'hésite pas à faire face à l'injustice. Il est généreux et fidèle et n'oublie pas à la mort de son maître que celui-ci lui a donné beaucoup d'amour et aide sa veuve en secret. Il ne parle pas beaucoup et prend rarement la parole en premier, ce qui lui vaut le surnom de maallem Sadi El Akras (le muet).

Résumé

Sadi est un garçon de quatre ans lorsque ses parents le perdent sur la grand place de la mosquée du Caire, un jour de fête de Saint-Hussein. Il est recueilli et adopté par le matelassier Farghali, qui le prend comme apprenti chez lui. Sa femme refuse de le garder chez eux car ils ont déjà trois enfants : Mohamed, Mustapha et Mahmud, trois garnements qui ne font rien d'autre que jouer des mauvais tours aux habitants du quartier et qui refusent de travailler avec leur père. A cause des brimades de Madame Farghali et de ses enfants, Sadi préfère rester dormir dans un cagibi de l'atelier. Devant l'atelier il y a un couvent de Jésuites. Sadi apprend la langue française en entendant les élèves et les frères du couvent. A cette époque, le peuple égyptien entend dire que le général Bonaparte à débarqué à Alexandrie et arrive bientôt au Caire. Ses soldats ne tuent pas, ne volent pas et le peuple pense qu'ils vont le libérer de la tyrannie et de l'injustice des Mamelouks. Après avoir été battus par les Français, les Mamelouks fuient vers le sud. Bonaparte s'installe dans le palais du prince Mamelouk Elfi Bey et envoie chercher les meilleurs  matelassiers de la ville pour rénover le palais. C'est ainsi que le maallem Farghali et Sadi entrent au palais. Un jour que le matelassier s'est absenté, Sadi découvre dans un matelas des bijoux et un coffret contenant ce qu'il croit être des cristaux de sel mais qui sont en vérité des diamants. Il en parle à Bonaparte qui ne le croit pas. Il envoie Sadi accompagné d'un sous-officier chercher ce « trésor » mais quelqu'un est passé et a ramassé tous les ballots. Pensant qu'il a menti, Sadi est mis au cachot. Là, Sadi comprend que les trois fils du maallem ont volé les balluchons et les ont vendus au chiffonnier. De retour, le maallem est interrogé mais comme il ne sait rien, il demande qu'on libère Sadi qui est innocent. De retour chez lui, le maallem se dispute avec sa femme qui pense qu'il cache le trésor. Les enfants les entendent et partent pour retrouver le trésor caché dans les ballots qu'ils ont vendu au chiffonnier Bochra. Les Mamelouks entendent raconter l'histoire de Sadi. Elfi Bey le fait enlever car il veut récupérer les diamants pour lever une armée et combattre Bonaparte. Sadi raconte toute son histoire et lui annonce qu'on peut trouver le trésor chez le chiffonnier. Le capitaine Gaafar est chargé de garder l'œil sur lui. Sadi récupère le trésor, donne les diamants à Gaafar et s'enfuit. Ne trouvant rien chez Bochra, les trois fils pensent que le chiffonnier a récupéré le trésor. Pour se venger, ils font courir la rumeur que Bochra a trouvé le trésor. Bonaparte fait arrêter le chiffonnier en attendant qu'il révèle où il a caché le trésor. Sadi est tourmenté car Bochra est innocent. Il va voir Bonaparte et lui avoue que les Mamelouks ont récupéré les bijoux mais pas les diamants : en allant au lavoir, il avait remarqué que les cristaux de soude ressemblaient aux cristaux que contenait le coffret. Il a remplacé les diamants par les cristaux et mis les diamants dans sa poche mais comme elle était trouée, il les a tous perdus. Le général fait libérer Bochra et récompense Sadi. Les Français gagnent la bataille contre les Mamelouks. Plus tard ils quittent l'Égypte, Sadi grandit, se marie et a quatre enfants. Il devient le matelassier le plus réputé du Caire. Il raconte sa rencontre avec Bonaparte à ses arrières-petites-filles qui, à leur tour, la racontent à l'écrivaine.

Fadi, Jannah, Yanna, Joseph, Karim Amer, Youssef, Karim Anwar

Illustrations de Skander et de Yanna

 

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Mis à jour (Vendredi, 15 Avril 2011 11:12)

 

La finalisation du projet

L' agenda prévisionnel (doc PDF)

La réunion du "Comité Scientifique" du projet :

L'exposition de synthèse des travaux :
Une grande exposition pour rendre compte de la richesse du thème et de la variété des travaux réalisés

  • Une inauguration à Paris, Madrid et Beyrouth (plus de détails prochainement)
  • et une diffusion simultanément dans tous les établissements Méditerranéens participants

Le catalogue d'exposition :
Un catalogue pour donner des repères généraux de fond sur le sujet et expliquer les démarches pédagogiques et la mise en oeuvre de projets éducatifs.


Ce site est dédié à un usage pédagogique.
Il comporte des travaux d'élèves et des projets d'établissements scolaires.

Lien vers le site de l'AEFELien vers le site du Lycée Français de Madrid (porteur de ce projet)Lien vers le site de la Mission Laique FrançaiseLien vers le site du Conseil Culturel de l'Union Pour la MéditerrenéeSoutenu par les Services de Coopération et d'Actions Culturelles de l'Ambassade de France.TV5MONDE_bleu